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Gamay d’Arcenant : tendance en terres vaudoises
Ecrit par Alexandre Truffer

  

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Reconnu pour ses vins blancs, le canton de Vaud a diversifié cette dernière décennie sa production de rouge afin de répondre à la demande de sa clientèle. A côté des nouveaux cépages créés par la recherche comme le Gamaret et le Garanoir, des Merlot, Syrah et autres Cabernet ont essaimé sur l’arc lémanique. Plus original encore, d’anciennes variétés ont été ressuscitées par des vignerons enthousiastes. Le Servagnin de Morges, une sélection de Pinot Noir fort âgée, ou le Plant Robert, ont ainsi conquis clientèle et reconnaissance.

Le gamay d’Arcenant, autre sélection mise sous le boisseau pendant le XXème siècle, trouve désormais des défenseurs prêts à le mettre en avant dans toutes les régions du canton lémanique. Plus complexe, plus épicé, plus racé que le gamay traditionnel, cette variété donne des vins de gastronomie puissants et aptes au vieillissement. Les professionnels l’ayant adopté le considèrent comme une spécialité haut de gamme appréciée par un public de connaisseurs.

Notre gamay trouve sans doute son origine en Bourgogne, dans la petite commune viticole d’Arcenant où la tradition de la vigne remonte, selon Philippe Margot, à 1270. Rares sont les textes qui le mentionnent et ceux qui s’y attardent le considèrent comme une espèce peu intéressante, car trop productive et sensible à la pourriture. Si certains s’étonnent de l’origine bourguignonne de notre protagoniste, il faut se souvenir que la grande région hexagonale a donné naissance au Gamay. Celui-ci a ensuite été chassé sous la pression du duc Philippe le Hardi qui préfère le Pinot Noir à ce «très mauvais et très déloyal plant (...) duquel mauvais plant vient très grande abondance de vins (...) de telle nature qu'il est moult nuisible à créature humaine».

S’il est introduit en 1957 en Suisse, cette date n’a sans doute rien de fortuit. En effet, le Gamay d’Arcenant a dû compter au nombre des nouveautés viticoles importées cette année pour la reconstruction du vignoble, dévasté par le terrible gel de l’hiver 1956. Durant les décennies suivantes, il ne défraie pas la chronique. Sa production se perd dans des assemblages de faible qualité. Considéré très productif par les ampélographes de l’envergure de Gallet, il l’est trop peu pour les vignerons helvétiques qui lui préfèrent d’autres sélections encore plus généreuses. Conservé à titre de curiosité, il faut attendre les années 90 pour que des vignerons commencent à s’intéresser au développement de ce plant exigeant.

Réclamant des terres bien ventilées et bien ensoleillées, le gamay d’Arcenant demande un labeur important à la vigne pour réguler les rendements et nécessite un élevage attentif dans le chai. De plus, sa faible notoriété implique un travail de présentation important. Mais ces efforts paient, comme le souligne Jean-Paul Forestier, puisque ce producteur de Lavaux a vu ses clients s’y convertir en quelques mois.

Producteurs de Gamay d'Arcenant (février 2009)
Jean-Paul Forestier à Chardonne
Christian Dugon à Bofflens
Domaine Les Trois Terres à Morges
Bernard Gauthey à Arnex-sur-Orbe 
André et Pierre-Yves Poget à Agiez

 
 


Page publiée le 27 Fev, 2009
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