Pour clore notre dossier sur Mondovino, nous ne procéderons pas à une analyse détaillée cette fois-ci, le but étant de donner l’envie de visionner le documentaire à ceux qui ne l’ont pas encore découvert et de raviver les souvenirs des chanceux qui l’ont déjà apprécié.
Nous nous sommes fait plaisir en sélectionnant trois personnages: Robert Parker, Hubert de Montille et Battista Columbu. Vous pourrez constater que lors de leur passage dans le film, ils sont montrés de manière désopilante, spirituelle ou pathétique. A vous d'évaluer à qui convient telle approche…
Tout au long de son documentaire, Jonathan Nossiter a filmé, observé, bavardé avec les libre-penseurs, croisé les pressés, démasqué les faiblesses, subi des affronts. Il n’a cependant jamais cherché à éviter les acteurs dérangeants. Il s’est frotté à des milieux divers, hostiles comme amicaux, sans perdre la face. Néanmoins, la neutralité parfaite n’étant pas de ce monde, il n’a pu cacher ses opinions. Et finalement, n’est-ce pas pour notre plus grand plaisir?
Il est important de noter ici que notre étude reste subjective. Nous n’avons pas pu prendre en considération tous les portraits et nous n'avons traité que quelques séquences. Il serait intéressant, par exemple, de s’appesantir sur l’image laissée par les Frescobaldi ou les Mondavi .
Nous espérons malgré tout avoir su vous guider tant soit peu dans l’analyse délicate des séquences et surtout, vous avoir permis de mesurer le poids et la force du langage cinématographique.
Virginie Jobé
©RomanDuVin.ch 2005