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Valais

 

Des abeilles sur les bouteilles
Ecrit par Alexandre Truffer

  

Les informations de la rubrique sont fournies par
RomanDuVin.ch

 



Il a quelque temps, je suis descendu à la cave chercher une bonne bouteille pour accompagner la fondue aux bolets que je destinais à mes amis. J’ai choisi avec soin une Petite Arvine et l’ai mise au frais plusieurs heures. L’ambiance était détendue, le fromage onctueux, mais par malheur, le vin s’est avéré inconsommable. Rien à redire sur sa qualité, si ce n’est que, trop sucré, il ne se mariait pas du tout avec le contenu du caquelon. Il a donc fallu passer au plan B, un Chasselas dont la température dépassait l’idéal.

Cette mésaventure arrive de plus en plus souvent avec les spécialités du Valais. La mode du légèrement doux touche la plupart des encaveurs du canton. Amigne, Arvine et Malvoisie contiennent très souvent une dose de sucre résiduel supposée plaire à la «génération Coca-Cola». Comme ces spécialités ne comportent d’indication particulière que lorsqu’ils sont surmaturés, il s’avère impossible de déceler si le flacon en rayon doit se servir avec le fromage ou le dessert.

Les encaveurs de Vétroz ont planché sur le problème. Ils ont décidé d’adopter, pour le millésime 2005, une nouvelle signalisation qui indique la sucrosité des vins issus d’Amigne. Cette indication prendra la forme d’une petite étiquette elliptique sur laquelle apparaissent des abeilles. Un insecte doré signifie que le flacon contient moins de huit grammes de sucre résiduel par litre. Trois hyménoptères indiquent que le nectar renferme plus de vingt-cinq grammes de sucre résiduel, ce qui en fait un vin doux. Entre deux, les crus arborent deux butineuses.

Evidemment, on peut se demander si l’échelle choisie conviendra à tous. Convient-il encore de parler d’Amigne sèche avec huit grammes de sucre par litre? Le secteur médian n’est-il pas trop vaste? Toutefois, l’idée me paraît excellente, car cette modification est destinée au confort du consommateur. Chose rare dans le monde du vin qui nous a habitués à ce que les nouveautés aient pour but premier de baisser les coûts, plaire aux journalistes ou obéir aux injonctions des distributeurs.

Autre question importante concernant cette signalétique, la diffusion: va-t-on voir ces pastilles dorées coloniser tout le canton ou les querelles de clocher restreindront-elles leur usage à une poignée de viticulteurs du même village? Espérons que la raison prévaudra et que, guidé par ces alliés ailés, je ne risque plus jamais de mêler vin liquoreux et fondue.

 Truffer Alexandre
©RomanDuVin.ch 2006

 
 


Page publiée le 29 Mai, 2006
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